La guerre n’a pas un visage de femme

La guerre n’a pas un visage de femme Zoom in

Les Chiens Tête en Haut vous proposent

ce samedi 03 mai à 16h

une lecture autour de leur travail sur

La Guerre n’a pas un visage de femme de Svetlana Alexievitch.

La guerre n’a pas un visage de femme n’est ni un roman, ni une pièce de
théâtre, ni même un ouvrage historique. Selon les mots de l’auteur, il est un
« roman de voix » dans lequel une multitude de témoins vont se raconter
pendant la période de la grande guerre patriotique qui opposa l’armée
soviétique à l’armée allemande dans les années 40. Seules des femmes
seront interrogées par l’auteur, femmes à l’époque âgées entre 16 et 20 ans,
volontaires pour aller au front et occuper les mêmes places que les hommes.
Femmes que la patrie soviétique a rejetées après la guerre, femmes qui se
sont tues parfois jusqu’à la veille de leur mort, femmes qui n’ont jamais pu
raconter leur histoire. Svetlana Alexievitch rend alors la parole aux sans voix,
aux oubliées, aux bafouées de l’Histoire. Ainsi, chaque témoignage porte la
subjectivité de sa narratrice qui décide de s’arrêter sur telle couleur du ciel ou
telle odeur du sang. Les souvenirs les envahissent, elles revivent à travers
leur parole des années qui ont transformées leur vie à jamais, elles
deviennent les passeuses d’une histoire qu’on leur a spoliée.
Les Chiens Tête en Haut travaillent actuellement sur l’adaptation théâtrale de l’œuvre de Svetlana Alexievitch.
Après une première résidence à la Condition Publique à Roubaix, ils seront au Safran à Amiens et présenteront le résultats de leurs recherches au Théâtre Massenet à Lille en 2015.
Ce samedi 03 Mai 2014 Les Chiens Tête en Haut présenteront des lecture de la guerre n’a pas un visage de femme et d’autres textes en lien avec le travail qu’ils sont en train de mener.chiens tete en haut

La guerre n’a pas un visage de femme d’après Svetlana Alexievitch.
Une production Les Chiens Tête en Haut.
Mise en scène : Emmanuel Bordier et Gilles Verbèke.
Dramaturgie : Aurore Magnier.
Création et régie lumière : Emmanuel Bordier.
Scénographie : Marius Beaufre.
Costume : Perinne Wanegue.
Travail musique : Jean-Christophe Gorisse.

Avec : Ariane Heuzé, Marine Foutry, Aurore Magnier et Audrey Sauvage.

Svetlana Alexievitch est née en 1948 en Ukraine. Elle a fait des études de journalisme en Biélorussie, où ses parents étaient instituteurs. Sa première publication La guerre n’a pas un visage de femme, en 1985, sur  la seconde guerre mondiale, dénoncée comme « antipatriotique, naturaliste, dégradante » mais soutenue par Gorbatchev est un best-seller. Chaque nouveau livre est un événement et un scandale : Les Cercueils de Zinc, en 1989, sur la guerre d’Afghanistan, qui la fait connaître en France et sera adapté pour le théâtre par Didier-Georges Gabily; Ensorcelés par la mort en 1993, sur les suicides qui ont suivis la chute de l’URSS; et La supplication, en 1997, sur Tchernobyl. En 2013 elle publie son dernier livre La fin de l’homme rouge. Elle vit de nouveau à Minsk, après un long séjour à Berlin.
– Entrée libre sur présentation de la carte d’adhérente / 1 € / Réservations conseillées –